♦ les hommes du plan d'Aou
Par Stany Cambot, jeudi 14 janvier 2010 à 20:20 :: Marseille
Notes des premières rencontres avec M. Mze, M. Djebli ; les imams du plan d'Aou, et M. Feghaoui le 20 octobre 2009
Par Stany Cambot, jeudi 14 janvier 2010 à 20:20 :: Marseille
Notes des premières rencontres avec M. Mze, M. Djebli ; les imams du plan d'Aou, et M. Feghaoui le 20 octobre 2009
Par Stany Cambot, jeudi 14 janvier 2010 à 20:06 :: Marseille

Immeuble désaffecté, vide, rez de chaussée droite : l'association des femmes du plan d'Aou. Ce local, c’est le lieu de rencontre des femmes. « On est entrain de faire du rangement, parce qu’en ce moment elles n’ont plus rien pour s’asseoir, pour discuter. Avant il y avait les petites tables, où on pouvait poser le café, les biscuits, disposés les sièges autour. Aujourd’hui il y a de la nourriture sur les tables. On ne voit même plus les meubles tellement on a de choses » Souad
Par Pierre Commenge, lundi 4 janvier 2010 à 17:19 :: Marseille

Par Pierre Commenge, dimanche 3 janvier 2010 à 14:07 :: Marseille
Par Pierre Commenge, vendredi 25 septembre 2009 à 12:54 :: Villeurbanne
Par Pierre Commenge, jeudi 10 septembre 2009 à 14:26 :: Villeurbanne
Par Stany Cambot, mardi 31 mars 2009 à 16:27 :: Pau
Au Havre, présentation du prototype d'un nouveau support d'installation des QR code à Pau

JEUDI 2 AVRIL 2009 À 18:00 AU SPOT Le SPOT, centre d’art contemporain 32, rue Jules-Lecesne 76600 Le Havre
Par Pierre Commenge, lundi 19 janvier 2009 à 12:20 :: Pau

Par Pierre Commenge, vendredi 25 avril 2008 à 20:23 :: Pau
Par Pierre Commenge, mardi 4 décembre 2007 à 15:48 :: Pau
Par Pierre Commenge, jeudi 15 novembre 2007 à 20:13 :: Pau
Par Pierre Commenge, vendredi 22 juin 2007 à 03:15 :: Pau
Par Stany Cambot, mardi 29 mai 2007 à 12:22 :: Pau
Clovis est enseignant chercheur en chimie. Il est aussi membre très actif d'une asssociation qui s'occupe de vulgarisation scientifique ( http://scienceamusante.net ). Il est encore, depuis cette année, responsable de la culture scientifique et technique à l'UPPA. Nous nous sommes rencontrés l'année dernière lors de la première partie du projet Smala. Sachant l'importance de la géométrie dans l'élaboration du plan de la Smala, je lui demandai d'observer les plans et schémas qui leur servirent de base. Avec une aisance analogique étonnante, en un quart d'heure, pianotant de temps à autre sur Internet, feuilletant l'ensemble des documents graphiques en notre possession, il tissait des liens de formes à formes, superposait au plan celui de l'accélérateur de particules, à la vue aérienne, des structures en nids d'abeille, des bulles de savon, montrait des schémas alchimiques, nous rappelant l'évidence (Al Quimia). Ainsi, avec lui, nous relisions le plan en terme de cellules dissipatives, d'entropie, d'optimisation, d'auto organisation, de distances urbaines, de modèle de Rutherford, de cycle de Krebs... J'apprenais que mon travail était, depuis son commencement, une recherche itérative. De tout ceci, nous avons réalisé, dans la scénographie de l'exposition qui s'est tenue à Berlioz jusqu'au 20 mai, une "démonstration" vidéo, prochainement en ligne ici.
Il y a des rencontres parfois, qui organisent, structurent le travail. Celle-ci en fait partie et encore plus depuis que Clovis, visitant l'exposition, a découvert le travail réalisé avec les étudiants de l'ESAC (Ecole Supérieure des Arts et de la Communication) autour du livre et la ville. Il avance vers moi, à la main, le plan d'intervention (ou d'inscription des textes dans la ville) réalisé avec les étudiants.

" Il faut que je te parle de quelque chose. je vois ça et... Tu sais qu'il y a un moyen de relier l'espace physique à l'espace numérique. C'est-à-dire, une rue, une place, une goutière, un objet à un texte, un son, une image une vidéo..." Un rêve pour moi, une sorte de ville hypertexte avec comme interface un simple téléphone portable : QR code !
Comme un nouveau calque posé sur la ville du cadastre !

C'est donc en collaboration que se poursuivra ce travail...
Par Stany Cambot, lundi 28 mai 2007 à 22:33 :: Pau
Vite, vite finir les textes, retranscriptions des entretiens biographiques avec les Abdelkader[s], pour pouvoir leur rendre, pour qu'ils les corrigent, pour discuter autour et voir comment aller plus loin. Et peut-être, réaliser la vidéo d'un entretien (quoi que). La question tourne, qu'est-ce que cela donnerait de plus ? Certes, quelque chose comme la parole incarnée et puis les voir ces Abdelkader[s] ! Tous différents du portrait officiel (quoi que). Alors ce serait en plus de la question biographique, la question du peintre, du portrait.
« Je ne sais pas si c'est du fait du nom Abd (serviteur) Kader (pouvoir) » faisait remarquer Abdelkader LHASSANI « bien que je connaisse quelques Abdelkade[s] pas très glorieux, mais avec un nom comme ça, on est obligé de faire quelque chose de sa vie ». Est-ce le fait du nom en effet, si nous n'avons rencontré que des Abdelkader calmes, posés, intéressants, parfois drôles à en pleurer ? Bref, aujourd'hui, quelque chose comme une ligne se dessine entre des individus qui pour la plupart ne se connaissent pas. C'est toujours comme ça dans le travail, pas ce que Pessoa appelait de ses voeux : la moyenne, le plus petit dénominateur commun mais plutôt l'invention inédite de quelque chose de commun. L'invention oui, puisque comme pour tout geste poétique ou politique, il s'agit là d'inventer le réel plus que de s'en contenter. Non pas un mensonge mais une tentative d'organiser le monde.
Les entretiens avec les Abdelkader[s] dessinent aussi des cartes :
-- la carte de France des enfants qui vivent à Lyon, Toulouse, Tarbes, Besançon...
-- celle des chantiers de routes et d'autoroutes en France, des missions au Zaïre ou en Angola
-- celle des terrains de rugby, celle des combats pour que « les jeunes qui ont la tête dans le sac trouvent eux-mêmes les moyens de lutter pour s'en sortir »
-- celle faite des plâtres et des plâtres sculptés d'un immeuble de bureaux ou d'une cave réhabilités en mosquée, d'une église classée restaurée, en passant par le plafond de son propre salon.
-- celle qui mène du CREPS à Oran, à des équipes de football professionnelle dans le Nord de la France, à la formation de jeunes footballeurs au pied des Pyrénées.
Par Stany Cambot, lundi 28 mai 2007 à 22:30 :: Pau
15 h 00 nouveau rendez-vous pour tenter de répondre à la question qu'est-ce qu'être Algérien à Pau.
Jours fériés, pas de bus, nous allons chercher notre interlocuteur à Ousse des bois, puis, retour à la fac pour notre premier entretien. On discute, on prend des notes, on convient d'un rendez-vous pour filmer l'entretien mais là, c'est moins sûr, la peur. Pas la peur naturelle de la caméra, ni celle de l'usage que nous pourrions faire des images, mais celle plus sourde, plus dure, de ceux qui pourraient les regarder, de ce que l'on dit ici dans l'intimité d'un bureau et de ce qui peut être dit publiquement. Être Algérien ici, à Pau, c'est aussi, et ce n'est pas la première fois que nous le constatons, avoir peur. Peur du gouvernement algérien, de son administration, de sa sécurité militaire, mais aussi du gouvernement français, des tracasseries administratives qu'il pourrait causer... Être algérien ici et en France en général, c'est souvent décrit comme vivre sur un pont au-dessus de la Méditerranée, comme être porteur de la double culture, mais c'est parfois, et peut-être toujours un peu aussi, l'angoisse, le sentiment d'être pris entre les deux fers d'un étau : le gouvernement français, le gouvernement algérien.
Smala / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne
Pau du 9 mars au 15 juin 2007
stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net