smala

♦ les hommes du plan d'Aou

Notes des premières rencontres avec M. Mze, M. Djebli ; les imams du plan d'Aou, et M. Feghaoui le 20 octobre 2009

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♦ Daira. Cercle. Table

Immeuble désaffecté, vide, rez de chaussée droite : l'association des femmes du plan d'Aou. Ce local, c’est le lieu de rencontre des femmes. « On est entrain de faire du rangement, parce qu’en ce moment elles n’ont plus rien pour s’asseoir, pour discuter. Avant il y avait les petites tables, où on pouvait poser le café, les biscuits, disposés les sièges autour. Aujourd’hui il y a de la nourriture sur les tables. On ne voit même plus les meubles tellement on a de choses » Souad

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♦ Marseille, présentation du projet Smala

projet Smala à Marseille, sur les traces d'Abd el Kader

11 janvier 2010 : premier jour de résidence d'Echelle Inconnue à la Gare Franche, premier jour des ateliers à Marseille.
11 janvier 2010, 18h : Rencontre à « la Compagnie » pour une présentation du projet Smala, sur les traces d'Abd El Kader en France dans les villes de son incarcération.

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♦ Marseille, premières intentions

le 21 décembre 1852 le Labrador, qui emmène toute la famille d'Abd el Kader, quitte le port de Marseille et fait route pour la Turquie. Cinq ans auparavant, presque jour pour jour, le 29 décembre 1848, Abd el Kader et sa suite entrent en rade de Toulon. Le dix janvier ils sont séparés en deux groupes : les uns sont placés au fort Malbousquet tandis qu'Abd el Kader et ses proches sont incarcérés au fort Lamalgue.

Entrée et sortie du territoire français pour l'architecte de la smala arrivé comme l'ennemi honni en 1848 et repartant acclamé en héros positif en 1852.

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♦ Villeurbanne, projet-phare

Smala Villeurbanne, septembre 2009

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♦ Villeurbanne 10/19 septembre 2009

Smala, Villeurbanne, 10-19 septembre 2009

Le dimanche 12 décembre 1852 Abd el Kader fait un arrêt impromptu à Lyon. Il y voit, en son honneur défiler des hommes en uniformes.

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♦ Clou d'arpenteur

Au Havre, présentation du prototype d'un nouveau support d'installation des QR code à Pau

JEUDI 2 AVRIL 2009 À 18:00 AU SPOT Le SPOT, centre d’art contemporain 32, rue Jules-Lecesne 76600 Le Havre

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♦ Être Algérien à Pau ça veut dire... pour Nasser


Entretien avec Nasser


Etre algérien à Pau, qu'est ce que c'est ?

Pour Nasser, vivre un triple exil. C'est à dire, ne pas être en Algérie, ne pas être non plus à Paris, où la communauté Algérienne et Kabyle est représentée, et enfin se sentir isolé dans un tissus culturel local. Pour lui, toujours, ça veut dire chanter en trois langues : Arabe, Tamazight et Français, le tribu de guerre dont parle Kateb Yacine.

«quand je suis arrivé à Pau, j'étais tellement déprimé que j'entretenais un rapport fusionnel à l'Emir. J'allais au chateau, je pensais à son incarcération...»

le film qui suit fut donc tourné dans la salle du chateau où Abd el Kader vécu la deuxième partie de sa captivité.



♦ Smala / Ville / Mobile

Du 23 avril au 16 mai 2008 à la Centrifugeuse (maison de l'étudiant, Pau)
Qr-codes

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♦ Acte II scène 7, ou l'émergence d'une ville invisible

Dans le cadre du cycle : les urbanismes combattants ou Politique/polis

smala






Mardi 11 décembre 2007 à 19h.
Echelle Inconnue présente



Smala acte II scène 7
ou l'émergence d'une ville invisible.




Une exposition de Stany Cambot à la Centrifugeuse
(maison de l'étudiant, Université de Pau et des Pays de l'Adour)
du 11 au 20 décembre 2007.



QR code




« Il faut que je te parle de quelque chose. Je vois ça et... Tu sais qu'il y a un moyen de relier l'espace physique à l'espace numérique. C'est-à-dire, une rue, une place, une gouttière, un objet à un texte, un son, une image ou une vidéo...[une sorte de ville hypertexte] avec comme interface un simple téléphone portable »
Clovis Darrigan.

Ce moyen, c'est le QR code. Comme un nouveau calque posé sur la ville du cadastre ! Ainsi en décembre 2007, Stany Cambot propose, en collaboration avec Clovis Darrigan, enseignant chercheur en chimie et responsable de la culture scientifique et technique à l'UPPA (Université de Pau et des Pays de l'Adour), une exposition/maquette. Ce dispositif d'intervention dans l'espace public visera à réintégrer dans la ville de Pau le travail réalisé depuis 2006 autour de la Smala et de la présence de son architecte, l'émir Abd el Kader. Outre le plan interactif d'installation des QR codes dans la ville, des documents didactiques sur cette nouvelle technologie, un atelier gratuit de configuration de vos téléphones portables sera mis en place pendant la durée de l'exposition.

Pensez à apporter vos téléphones* mobiles ainsi que les câbles nécessaires à leur raccordement à un ordinateur. (* si votre téléphone est équipé d'un appareil photo)


Ont collaboré à ce projet : les étudiants de l'UPPA et de l'ESAC, les Algériens de Pau ainsi que les homonymes de l'émir.





Exposition réalisée par Pierre Commenge, Vanessa Caque, Thierry Hausseguy...


Ce projet à reçu le soutien de : l'ACSE Aquitaine, la Centrifugeuse, la Communauté d'Agglomération Pau Pyrénées, l'Ecole Supérieure des Arts et de la Communication, le Pôle Culturel Intercommunal des Anciens Abattoirs, la Ville de Pau, l'Université de Pau et des Pays de l'Adour.



Site d'Echelle Inconnue : http://www.echelleinconnue.net

♦ De la manifestation considérée comme un des Beaux-Arts

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♦ QR-code? Clovis Darrigan répond





Sur wikipedia, des informations techniques sur le QR-code

♦ Clovis Darrigan

Clovis est enseignant chercheur en chimie. Il est aussi membre très actif d'une asssociation qui s'occupe de vulgarisation scientifique ( http://scienceamusante.net ). Il est encore, depuis cette année, responsable de la culture scientifique et technique à l'UPPA. Nous nous sommes rencontrés l'année dernière lors de la première partie du projet Smala. Sachant l'importance de la géométrie dans l'élaboration du plan de la Smala, je lui demandai d'observer les plans et schémas qui leur servirent de base. Avec une aisance analogique étonnante, en un quart d'heure, pianotant de temps à autre sur Internet, feuilletant l'ensemble des documents graphiques en notre possession, il tissait des liens de formes à formes, superposait au plan celui de l'accélérateur de particules, à la vue aérienne, des structures en nids d'abeille, des bulles de savon, montrait des schémas alchimiques, nous rappelant l'évidence (Al Quimia). Ainsi, avec lui, nous relisions le plan en terme de cellules dissipatives, d'entropie, d'optimisation, d'auto organisation, de distances urbaines, de modèle de Rutherford, de cycle de Krebs... J'apprenais que mon travail était, depuis son commencement, une recherche itérative. De tout ceci, nous avons réalisé, dans la scénographie de l'exposition qui s'est tenue à Berlioz jusqu'au 20 mai, une "démonstration" vidéo, prochainement en ligne ici.

Il y a des rencontres parfois, qui organisent, structurent le travail. Celle-ci en fait partie et encore plus depuis que Clovis, visitant l'exposition, a découvert le travail réalisé avec les étudiants de l'ESAC (Ecole Supérieure des Arts et de la Communication) autour du livre et la ville. Il avance vers moi, à la main, le plan d'intervention (ou d'inscription des textes dans la ville) réalisé avec les étudiants.

" Il faut que je te parle de quelque chose. je vois ça et... Tu sais qu'il y a un moyen de relier l'espace physique à l'espace numérique. C'est-à-dire, une rue, une place, une goutière, un objet à un texte, un son, une image une vidéo..." Un rêve pour moi, une sorte de ville hypertexte avec comme interface un simple téléphone portable : QR code !

Comme un nouveau calque posé sur la ville du cadastre !

C'est donc en collaboration que se poursuivra ce travail...

♦ encore en retard

Vite, vite finir les textes, retranscriptions des entretiens biographiques avec les Abdelkader[s], pour pouvoir leur rendre, pour qu'ils les corrigent, pour discuter autour et voir comment aller plus loin. Et peut-être, réaliser la vidéo d'un entretien (quoi que). La question tourne, qu'est-ce que cela donnerait de plus ? Certes, quelque chose comme la parole incarnée et puis les voir ces Abdelkader[s] ! Tous différents du portrait officiel (quoi que). Alors ce serait en plus de la question biographique, la question du peintre, du portrait.

« Je ne sais pas si c'est du fait du nom Abd (serviteur) Kader (pouvoir) » faisait remarquer Abdelkader LHASSANI « bien que je connaisse quelques Abdelkade[s] pas très glorieux, mais avec un nom comme ça, on est obligé de faire quelque chose de sa vie ». Est-ce le fait du nom en effet, si nous n'avons rencontré que des Abdelkader calmes, posés, intéressants, parfois drôles à en pleurer ? Bref, aujourd'hui, quelque chose comme une ligne se dessine entre des individus qui pour la plupart ne se connaissent pas. C'est toujours comme ça dans le travail, pas ce que Pessoa appelait de ses voeux : la moyenne, le plus petit dénominateur commun mais plutôt l'invention inédite de quelque chose de commun. L'invention oui, puisque comme pour tout geste poétique ou politique, il s'agit là d'inventer le réel plus que de s'en contenter. Non pas un mensonge mais une tentative d'organiser le monde.

Les entretiens avec les Abdelkader[s] dessinent aussi des cartes :
-- la carte de France des enfants qui vivent à Lyon, Toulouse, Tarbes, Besançon...
-- celle des chantiers de routes et d'autoroutes en France, des missions au Zaïre ou en Angola
-- celle des terrains de rugby, celle des combats pour que « les jeunes qui ont la tête dans le sac trouvent eux-mêmes les moyens de lutter pour s'en sortir »
-- celle faite des plâtres et des plâtres sculptés d'un immeuble de bureaux ou d'une cave réhabilités en mosquée, d'une église classée restaurée, en passant par le plafond de son propre salon.
-- celle qui mène du CREPS à Oran, à des équipes de football professionnelle dans le Nord de la France, à la formation de jeunes footballeurs au pied des Pyrénées.


♦ nouveau rendez-vous

15 h 00 nouveau rendez-vous pour tenter de répondre à la question qu'est-ce qu'être Algérien à Pau.
Jours fériés, pas de bus, nous allons chercher notre interlocuteur à Ousse des bois, puis, retour à la fac pour notre premier entretien. On discute, on prend des notes, on convient d'un rendez-vous pour filmer l'entretien mais là, c'est moins sûr, la peur. Pas la peur naturelle de la caméra, ni celle de l'usage que nous pourrions faire des images, mais celle plus sourde, plus dure, de ceux qui pourraient les regarder, de ce que l'on dit ici dans l'intimité d'un bureau et de ce qui peut être dit publiquement. Être Algérien ici, à Pau, c'est aussi, et ce n'est pas la première fois que nous le constatons, avoir peur. Peur du gouvernement algérien, de son administration, de sa sécurité militaire, mais aussi du gouvernement français, des tracasseries administratives qu'il pourrait causer... Être algérien ici et en France en général, c'est souvent décrit comme vivre sur un pont au-dessus de la Méditerranée, comme être porteur de la double culture, mais c'est parfois, et peut-être toujours un peu aussi, l'angoisse, le sentiment d'être pris entre les deux fers d'un étau : le gouvernement français, le gouvernement algérien.

Smala / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne
Pau du 9 mars au 15 juin 2007
stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


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