On avale plusieurs kilomètres en voiture pour se rendre à la périphérie où ses pubs et hôtels se cachent comme c'est l'usage. Le véhicule s'arrête à l'entrée gardée du complexe où deux types inspectent coffre et moteur.

Nous voilà donc au 1001 nuits. Grand pub au premier étage de l'hôtel.

Notre plus grande surprise n'est pas le groupe bulgare, arrivé tout droit de Sofia pour interpréter l'intégralité des tubes rock, pop, dance, salsa, des années 80 à nos jours, plantés sur une scène trop éclairée et face à une piste de danse occupée principalement par des putes de luxe. Ce n'est pas non plus, et pourtant, les prix que l'on découvre en ouvrant la carte. Alors que le salaire moyen algérois est de 300 euros par mois, la coupe de champagne coûte ici 25 euros et les 12 euros écrit à côté de "vin rouge algérien" ne correspondent pas au prix de la bouteille, mais à celui du verre.

Nous ne comptions pas boire de champagne. Alors nous avons opté pour le "pack 1001 nuit" à 40 euros. 6 bières pour 40 euros. 6 Heineken en bouteille pour 40 euros.

Vient alors la surprise qui à elle seule pourrait résumer le lieu, les 6 roteuses arrivent, flottant avec l'élégance james bondienne, dans un sceau à Champagne remplit de glaçons.