Privatisation de l'espace public comme le car-wash du quartier Bellecourt ; bâches bleu.

Bidonville sur les terrasses de la casbah : bâches bleue.

Même les architectures légères et mobiles de la nécessité ou de la fortune semblent répondre aux règles chromatiques qui distinguent le blanc des murs du bleu du « semi-mobilier », des huisseries, des balcons ou des tentes.

Ses tentes, squats occupées par les familles rurales qui viennent ici prendre leur part. Part de la ville, de son activité, de son économie sans doute. Ses étrangers de l'intérieur qui donnent lieu aux discours esthétiques que l'on entend ailleurs, au sujet d'étrangers plus lointains « ils ne sont pas d'ici, leur présence dénature la ville, ils ne savent pas y vivre, l'utiliser » Le hasard et la règle de l'économie globale fait pourtant que c'est sous le bleu officiel, certes de bâche, qu'ils trouvent ici refuge.

Aucun plan sans doute de ces installations, tout comme les tentes de la périphérie de la Smala ne trouvent pas leur représentation sur le plan dessiné par le duc d'Aumale. Quelques lignes à peine les concernent : "des arabes profitent des opportunités offertes par la Smala."