EPAU 10h, dernière cigarette à la porte de la salle de conférence où nous allons présenter du travail réalisé en France autour de Smala. Nous venons expliquer la raison de notre venue, l'étrange jeu de pelote basque qui nous amène ici écouter si Smala rebondit.

Un prof traverse la pelouse et nous aborde : « ah ! C'est vous Smala ? C'est dingue, j'ai bossé dessus en 75 ! c'était avec une équipe pluridisciplinaire italienne financée par une entreprise pétrolière. Il y avait des photographes, des archis... on y a passé 15 jours à faire des relevés.

Les deux méninges d'Echelle Inconnue à part mais à l'unisson : « dingue ! Il reste des vestiges de la ville de tente ?! »

« et puis je les ai laissés, j'avais d'autres choses à faire. Je ne sais pas à quoi le projet a aboutit. C'était novateur, une équipe pluridisciplinaire et l'idée de réhabiliter et équiper (déjà à l'époque!) l'ensemble en énergie solaire !

Echelle inconnue en monologue intérieur fois deux et toujours à l'unisson : « incroyable ! La smala existe toujours et a été réhabilitée ! »

Le prof : « et d'ailleurs, vous savez peut-être, vous, il y a toujours une piscine à la Smala ? »

Deux cerveaux d'Echelle Inconnue se bloquent et déroulent à rebours : « Une ville de tente, entièrement restaurée, alimentée par des panneaux solaires (les images de tentes autonomes en énergie de l'armée américaine se superposent) avec au milieu une piscine, immense, mobile aussi, gonflable sans doute... » Soudain dans les cerveaux la piscine crève, l'eau se répand et emporte tout, tentes, panneaux solaires dégageant le terrain où se reconstruisent des murs.

La Smala de l'émir Abd el Kader est un village !

Il confirme : « au bout d'une impasse, un village qui tire sans doute son nom d'une station de la capitale mobile.

Nous irons ensemble.