L'étranger de l'intérieur.

C'est la figure centrale du “problème” urbain, le noeud. Désincarné en analyses lointaines ou proches, idéologisées au sens ou Barthes entend l'idéologie « le moment où la conscience disparaît ». C'est l'autre au pluriel, le « ils » dont il faut se méfier, dont on vous donne les clefs plus ou moins grosses pour l'approcher. « ils » vient d'ailleurs, transforme Alger en Sahara, réagit de manière imprévisible. « ils » est l'habitant du bidonville, le squatteur de toit de la casbah. Celui qui plusieurs fois revend son appartement offert par l'état pour sans cesse retourner dans son bidonville, sa baraque. « ils » vit là mais possède une grosse voiture.

« ils » est l'étranger réel ou fantasmé de l'intérieur.

La smala, selon Etienne encore est la forme urbaine de l'exode. Ici, la forme urbaine de l'exode est le bidonville, le squat.

Si on découpe le phénomène en ligne de temps, on aurait un premier exode post-révolution, un autre sécuritaire de gens fuyant les horreurs de la décennie noire et enfin le flou d'un exode opportuniste.

Ces étrangers de l'intérieur, le flou concernant leurs lieux, aussi vite évacué que l'est la périphérie de la smala résumée en quelques lignes « des arabes profitant des opportunités offertes par la capitale mobile ».

Le non représenté.