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smala

De la Smala, il ne reste rien ou presque, quelques documents comme autant de possibilités de cette ville nomade conçue pour et dans la guerre contre la colonisation française de l'Algérie au XIXe siècle. Ce sont ces différentes possibilités que nous venons interroger dans chacune des villes où son « architecte » Abd el Kader fut emprisonné.




♦ Le bidonville, la correspondance, l'armée, le père.

… je répète : « la smala est un jeu de pelote basque »

et parfois le rebond se fait plus retentissant. C'est le cas quand nous rencontrons Boualem le programmateur de l'espace Tisot dans le quartier Berthe.

Boualem aime l'histoire, disons, marginale. Il la lit, la collectionne. Revisite et habite la sienne, la porte et l'inscrit dans des lieux. Il la partage aussi et la lance à qui veut/peut l'attraper.

Nous sommes devant les murs de notre jai alai (stade de pelote basque) tapissés des 61 lettres du fort Lamalgue. Lanceur, Boualem. Sa pelote part et frappe : lettre 318 !

l'écho monte et trace la verticale historique, sur laquelle il se tient : " les soldats indigènes " pour commencer.



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♦ La prison, c'est ici !

Nous avons rencontré Boubaker lors de la présentation au foyer API. Nous le revoyons trois fois ; au foyer ou il nous fera visiter sa chambre et la cuisine, puis à la terrasse d'un café. Nous lisons ensemble quelques lettres des prisonniers.

"La prison, c'est ici !"


13, c'est le chiffre de la chambre de Boubaker, celui de sa boite aux lettres et de son casier dans la cuisine collective ou il range ses assiettes, sa poêle et ses couverts.


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♦ Planter la tente en calendrier révolutionnaire

Il est 13 h, nous assemblons et montons la tente.

Une grande pelouse et quelques arbres enchassés entre 4 immeubles de l'ensemble Messidor. C'est ici que se tient chaque année la fête du quartier Berthe. Quartier dont chaque partie a hérité d'un nom tiré du calendrier révolutionnaire : messidor, floréal, vendémiaire, germinal, prairial, fructidor. On pourrait toujours y chercher l'immeuble Babeuf, sans succès, la nomenclature des immeubles, moins inspirée, se limite à une géographie de bataille navale.

On habite ici au Messidor A4 ou au Fructidor G3.



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♦ Berthe vu de la fente d'une boite aux lettres.

Entretien avec Alain, serrurier.

Tourner dans le quartier, photographier, faire l'inventaire des signes ostensibles de la "résidentialisation" : des barrières aux digicodes qui interdisent l'accès aux boites aux lettres.

boite aux lettres 1 boites aux lettres 2

Au pied d'un immeuble, trois personnes, une discussion dont nous saisissons trois mots : « boite aux lettres ». Je m'approche du groupe. "Bonjour, nous faisons un travail sur la correspondance, je vous entends parler de boite aux lettres, alors...". "Bah c'est lui qui s'en occupe" disent les deux en montrant le troisième. L'homme aux boites, s'occupe de tout ce qui est relatif au courrier ici, réparation de serrures, levée du courrier, etc. Il n'est cependant pas postier mais travail pour une société privée. Est-il possible de le suivre dans sa tournée ? Oui, il accepte. Les portes des immeubles jusqu'alors fermées, s'ouvrent. Il parle. Alors, se construit un point de vue sur le quartier : Berthe vu de la fente d'une boite aux lettres.

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♦ Chto delat ?

Seyne-sur-mer, nous y sommes, un peu à l'étroit dans un appartement plus trouvé que choisi, un peu loin du quartier Berthe, où nous comptions installer notre lieu de vie temporaire. Nous nous y rendons donc en visiteur, en voisin, une ou plusieurs fois par jour.

Une bonne partie de notre emploi du temps paraphrase par inadvertance et sans fierté Lénine : « Chto delat? » « Que faire ? ».

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♦ Correspondances du Fort Lamalgue - 61 lettres téléchargeables

Lettre en arabe 2 Lettre en arabe
Lettre du colonel Daumas au colonel L'Heureux (recto) Lettre du colonel Daumas au colonel L'Heureux (verso)
Lien le fichier pdf : Recueil des correspondances de fort Lamalgue

♦ Les prisonniers du fort Lamalgue en résidence au quartier Berthe - Projet


Décembre 1847. Abd el Kader se rend aux français, jure de ne jamais plus prendre les armes et demande à être conduit à Alexandrie ou à Saint Jean d'Accre. Les autorités militaires acceptent. Mais le gouvernement revient sur cette décision. C'est le début du périple d'Abd-el-Kader en France, territoire sur lequel il restera captif pendant 5 ans.

Janvier 1848. Abd el Kader, accompagné d'une centaine de personnes, débarquent à Toulon et sont placés au fort Lamague et au fort Malbousquet. Période flottante, les militaires sont chargés d’entretenir le doute quand à leur départ prochain. La mission du colonel Daumas est de faire en sorte qu’Abd-el-kader renonce de lui même à son désir de partir pour Alexandrie.

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Smala / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
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